15ème étape: Bettini ouvre le compteur
Paolo Bettini s’est adjugé au sprint la 15e étape du Giro, journée de transition en plaine avant les redoutables étapes des Dolomites dans les prochains jours. Ivan Basso, tranquille ce lundi, conserve son Maillot Rose.
Du plat, du plat, du plat…
Italie, plat pays. C’est l’impression qui ressortait lorsqu’on jetait un rapide coup d’œil au profil de la 15e étape du Giro. A l’entame de la dernière semaine de course, le Tour d’Italie retrouvait les plaines après l’épreuve de force dans les dénivelés montagneux des jours précédents. Le tracé entre Mergozzo et Brescia, long de 189 km de ce lundi devait permettre aux sprinteurs de se faire la part belle après le supplice des cols. Des sprinteurs ou ce qu’il en restait car après les abandons de McEwen, Petacchi ou autre Vaitkus, la spécialité avait perdu ses plus sérieux représentants. L’occasion pour des outsiders de tirer leur épingle du jeu avant d’aborder deux grosses étapes de montagne mardi et mercredi.
Edaleine dans l’échappée
Edaleine (Crédit Agricole), Mayoz (Euskaltel), Larsson (Française des Jeux) et Missaglia (Selle Italia) ont longtemps cru pouvoir se disputer la victoire dans les rues de la ville lombarde. Echappés depuis le 30e kilomètre sans que le peloton ne réagisse à l’attaque, les quatre hommes auront été les principaux animateurs d’une journée de transition. Et après avoir laissé l’avance des fuyards monter à plus de cinq minutes, le peloton, sous l’impulsion des T-Mobile, Quick Step et Milram, s’est enfin décidé à augmenter progressivement la cadence. Et de plusieurs minutes, le débours est passé à 2’30 à 35 kilomètres de l’arrivée, sans que les hommes de tête ne puissent réagir.
Bettini au sprint
Dès lors, le sort des quatre hommes, soucieux de se préserver pour les échéances des jours à venir dans les Dolomites, plutôt que de se lancer dans un forcing voué à l’échec, était joué. Le Français Christophe Edaleine et ses trois compagnons se laissaient engloutir à un peu moins de dix bornes de l’arrivée. La jonction entre les deux parties effectuées, les grosses manœuvres entre les équipes de sprinteurs pouvaient débuter. Grâce à un rythme élevé dans les rues de Brescia, le peloton tuait dans l’œuf toute tentative de contre et d’échappée en solitaire. Jan Ullrich se permettait même de se positionner en tête de la masse des coureurs pour préparer le dernier rush de Pollack mais c’est la Quick Step qui préparait le mieux l’assaut final. Paolo Bettini recueillait les fruits du travail de ses coéquipiers pour lancer son sprint dans les derniers hectomètres. Olaf Pollack (T-Mobile), seul adversaire à sa hauteur, résistait, mais devait céder pour une demi-roue sur la ligne d’arrivée. Rageant pour l’Allemand qui collectionne les troisième places dans le Giro (il en est à 3). Paolo Bettini, quant à lui, brise sa série. Après deux deuxièmes places, le maître des classiques ouvre son compteur de victoires dans l’épreuve au bon moment. Pour lui, la suite dans les Dolomites devrait être beaucoup moins réjouissante.
source : Sport 24