Chute libre de la popularité de Romano Prodi
Six mois après sa difficile victoire aux législatives, Romano Prodi est en chute libre dans les sondages, son gouvernement perdant presque 20 points avec seulement 45 % d'opinions favorables, selon un sondage publié jeudi par le quotidien La Repubblica.
Le pourcentage de personnes ayant «beaucoup ou assez confiance» dans le gouvernement de Romano Prodi est passé de 63 % en juillet à 45 % le 16 octobre, date de ce sondage réalisé par l'institut IPR-Marketing sur un échantillon de 1.000 personnes.
Le soutien de Romano Prodi passe lui-même de 58 % à 49 % sur la même période.
«L'image du gouvernement a pris un coup dur probablement en raison d'un budget 2007 particulièrement rigoureux, comme en témoigne la cote de popularité du ministre des Finances Tommaso Padoa-Schioppa, qui est passé de 71 % à 51 %», écrit le quotidien.
Le nouveau gouvernement a pris une série de mesures pour remettre en ordre les comptes publics italiens avec des coupes claires dans de nombreux services publics et une hausse des impôts.
C'est le ministre des Affaires étrangères Massimo D'Alema qui jouit du plus fort taux de popularité au sein du gouvernement avec 64 % d'opinions favorables, suivi par l'ex-magistrat anticorruption et ministre des Infrastructures Antonio Di Pietro (63 %) et la ministre de la Jeunesse et des Sports Giovanna Melandri (63 % également).
La dernière place revient au ministre de la Justice Clemente Mastella avec seulement 42 % d'opinions favorables.
Un autre sondage publié par le quotidien La Stampa, de l'institut Demos-Eurisko, affirme que l'opposition de droite dirigée par Silvio Berlusconi obtiendrait en cas d'élections 50,3 % des voix contre 49,1 % à l'actuelle majorité. La Stampa ne donne pas l'échantillon du sondage.
L'ex-chef du gouvernement s'est juré de faire chuter le gouvernement Prodi avant les 5 ans de son mandat et prévoit d'organiser des manifestations en novembre contre le budget.
La sénatrice de gauche Anna Finocchiaro a pour sa part estimé que la chute de popularité du gouvernement en période de discussion du budgétaire était «un classique».