Les dégâts de la sécheresse estimés à 1 milliard d'euros
Des centaines d'hectares de cultures ont été détruits dans le nord de l'Italie à cause de la sécheresse. La Confédération italienne des agriculteurs (Cia) a annoncé ce lundi que les dégâts s'élevaient à près d'un milliard d'euros. Le désastre de la sécheresse de 2003 semble se répéter au grand dam des agriculteurs du nord de l'Italie, qui voient leurs champs de plus en plus secs. Ils ont dû détruire des cultures de céréales, de maïs, de riz, de champignons, de fruits et de légumes.
Fleuves et lacs au plus bas
Dans le Piémont, en Lombardie, en Ligurie (nord), en Emilie Romagne (centre) et dans une partie de la Vénétie (nord), les productions de céréales, de maïs et de riz risquent une perte de 10 à 20%. Dans le nord de l'Italie, les fleuves et les lacs ont atteint des niveaux particulièrement bas: le Tessin est descendu à plus de quatre mètres sous le niveau du zéro hydrique et le Pô a atteint son minimum historique avec moins 7,29 mètres, selon les chiffres de la Coldiretti, principal syndicat agricole italien.
Toutes les régions touchées
Les conséquences de la canicule et de la sécheresse, qui inquiétaient jusqu'à présent surtout le nord de l'Italie, commencent à être visibles dans le centre et dans le sud de la péninsule. La Sardaigne est particulièrement touchée. "L'agriculture italienne a été confrontée seulement deux fois en 25 ans à une telle situation d'urgence, la dernière remontant à 2003, quand les dégâts se sont élevés à quatre milliards d'euros", précise la Cia.
Etat de catastrophe naturelle
La Confédération italienne des agriculteurs, craignant d'égaliser ce record cette année, a demandé que "l'état de catastrophe naturelle" soit décrété dans les zones touchées afin qu'un "plan extraordinaire" pour l'irrigation des champs soit mis en place. "Cette mesure éviterait des conséquences désastreuses, d'autant plus que l'ouverture des bassins alpins ces dernières semaines s'est révélée inefficace", a souligné la Cia.
source : 7sur7