Romano Prodi chargé de former un gouvernement

Publié le par Charlotte

Romano Prodi, chef de l'Union de la gauche italienne victorieuse des législatives, a été officiellement chargé de former un gouvernement. Silvio Berlusconi, devenu chef de l'opposition, lui a promis une "opposition responsable" mais sans concessions.

"J'ai accepté cette charge, mais sous réserve" de trouver un accord sur la composition du gouvernement, a annoncé M. Prodi dans une brève déclaration après avoir été investi de cette mission par le président de la République Giorgio Napolitano.

"Je me suis engagé à former un gouvernement équilibré et solide, en mesure d'affronter les problèmes économiques du pays, d'assurer la cohésion sociale et de garantir un avenir aux jeunes", a-t-il précisé. "Ce soir, nous allons travailler à la liste des ministres", a-t-il conclu.

Il a ainsi implicitement reconnu que des difficultés subsistaient avec ses alliés sur certains portefeuilles importants. Le ministère clef de l'Economie devrait être confié à Tommaso Padoa-Schioppa, ancien membre du directoire de la Banque centrale européenne.

La confirmation de M. Padoa-Schioppa est attendue par les marchés financiers et les institutions internationales comme une garantie de l'adoption de mesures pour contenir le déficit public italien, actuellement à 4,1% du PIB, et réduire une dette publique qui représente 107% du PIB.

Le ministère des Affaires étrangères devrait aller à Massimo d'Alema, président du Parti des démocrates de gauche (DS), formation issue du Parti Communiste italien dont est membre le chef de l'Etat.

Mais plusieurs autres ministères importants comme la Défense et l'Interieur sont l'objet d'âpres discussions. Plusieurs petites formations ont fait savoir leur mécontentement dans la répartition des portefeuilles.

Le Parti des communistes italiens (Pdci) a ainsi menacé de ne pas faire partie du gouvernement si aucun ministère important ne lui est confié, et le mouvement la Rose au poing, alliance entre les Radicaux et les socialistes, a fait savoir ses réserves sur les dernières propositions de M. Prodi.

Le chef du gouvernement sortant, Silvio Berlusconi, a pour sa part annoncé une "opposition responsable", mais a promis que Romano Prodi "n'aurait pas la vie facile" et que le centre-droit serait prêt à "profiter, démocratiquement, des faiblesses" de ses adversaires.

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