6ème étape: McEwen évidemment
Sans adversaire digne de ce nom, Robbie McEwen a remporté sa 3e victoire d’étape sur le Giro en s’imposant à Forli, au terme d’une course pépère. Le Maillot Rose change toutefois d’épaules avec la prise de pouvoir du sprinter allemand Olaf Pollack (T-Mobile) par le jeu des bonifications.
Digne du plat pays, la 6e étape de ce Giro, dont le point culminant grimpait jusqu’à 76 mètres, avait pour seul véritable enjeu de savoir si Robbie McEwen allait réaliser la passe de trois dans un début de Giro guère passionnant, où les seules véritables occasions de palpiter un peu l’ont été lors des étapes chronométrées. La réponse est oui. Sans surprise, l’Australien de la Davitamon-Lotto, sans plus aucun rival sur les arrivées massives depuis le retrait d’Alessandro Petacchi, a une nouvelle fois étalé toute sa supériorité en dominant facilement l’arrivée.
Pollack en rose
Avant un week-end où, enfin, les premières difficultés vont apparaître avec une étape de moyenne montagne samedi puis une arrivée au sommet dimanche, Robbie McEwen a logiquement remporté sa 3e victoire d’étape. Placé dans un fauteuil, le coureur de la Davitamon-Lotto n’avait aucun mal à remonter le Lituanien Thomas Vaitkus (AG2R) qui avait osé lancer le sprint aux 200 mètres avec vent de face. L’Allemand Olaf Pollack revenait, lui, de nulle part pour terminer à la deuxième place. Pas si anodine que cela cette deuxième place, puisque les 12 secondes de bonifications récoltées lui permettaient d’endosser le Maillot Rose. Le sprinter allemand détrônait ainsi son coéquipier Serhiy Honchar pour une poignée de secondes, suffisant pour accéder à son petit moment de gloire personnel, à 32 ans, lui qui a souvent vécu dans l’ombre d’Erik Zabel outre-Rhin. Un bonheur à savourer très vite pour Pollack qui logiquement devrait souffrir un peu plus ce week-end.
Ullrich au boulot
Avant cela, trois hommes tout de même avaient tenté le coup, au cas où, dès le 6e kilomètre d’une étape longue de 223 bornes. Parmi ces trois aventureux, on retrouvait un Français, Christophe Edaleine (Crédit Agricole), parti en compagnie de l’Espagnol Aranaga (Euskaltel) et de l’Ukrainien Serhiy Matveyev (Panaria), qui avait l’honneur d’être leader virtuel du Giro pendant quelques minutes. L’avance maximale des trois hommes était ainsi évaluée à 6’30’’ à 120 kilomètres de l’arrivée. Mais la T-Mobile de l’ex-futur Maillot Rose, Serhiy Honchar, était bien décidée à défendre son paletot et l’écart s’amenuisait irrémédiablement, sous l’impulsion notamment d’un Jan Ullrich qui remplissait sa tâche d’équipier sans geindre. L’avance des fuyards était finalement anéantie à une dizaine de kilomètres de l’arrivée, au bout d’une escapade d’un peu plus de 200 kilomètres. La suite, vous la connaissez.
source : Sport 24