Pas de fraudes selon les premières vérifications
Le ministère de l'Intérieur italien a nettement revu à la baisse à 5266 contre 82'850 le nombre des bulletins de vote contestés après les élections législatives des 9 et 10 avril. Il a invoqué une "erreur matérielle".
Le nombre des bulletins contestés passe de 43'028 à 2131 pour la Chambre des députés et de 39'822 à 3135 pour le Sénat, selon le ministère. Les premières vérifications, "en voie d'être conlues", semblent par ailleurs dégonfler les accusations de fraudes massives lancées par le chef du gouvernement sortant Silvio Berlusconi.
"Le premier calcul, provisoire, a été le résultat d'une erreur matérielle, qui, pour certaines provinces, a fait s'ajouter le nombre de bulletins contestés aux bulletins blancs ou nuls", a précisé le ministère, disant "prendre acte de l'erreur".
La vérification "des comptages et des procès-verbaux" avait été exigée par la coalition de Silvio Berlusconi dans la nuit de lundi à mardi, quelques minutes après que Romano Prodi eut revendiqué la victoire.
Et malgré les données complètes du ministre de l'Intérieur qui avait officiellement donné mardi la victoire à la coalition de Romano Prodi, Silvio Berlusconi a persisté dans son refus de concéder la victoire à son adervsaire.
Vendredi, les premiers contrôles effectués sur ces bulletins contestés avaient permis d'attribuer plus de 300 votes: 163 à la coalition de Silvio Berlusconi et 150 à l'Union de la gauche de Romano Prodi, indiquent les médias italiens.
Mais la répartition des bulletins contestés ne permet pas pour le moment d'envisager une modification des résultats fournis mardi par le ministère de l'Intérieur, qui annonçaient la victoire de l'Union de gauche avec 25'224 votes d'avance à la Chambre des députés et 158 sénateurs contre 156 à la droite.
Cette situation met Silvio Berlusconi en difficulté. Le chef du gouvernement va devoir maintenant démontrer les lourdes accusations qu'il a portées sur ce scrutin en parlant de "magouilles à n'en plus finir" et de "très nombreuses irrégularités dans les votes des Italiens de l'étranger".
source : Edicom