Les crucifix font grincer des dents
La présence du crucifix dimanche dans les bureaux de vote des législatives italiennes a fait grincer des dents quelques électeurs. Mais les assesseurs qui se sont aventurés à retirer l'objet sacré ont suscité l'indignation d'élus de centre-droite.
A Corinaldo, près d'Ancône, un électeur d'une cinquantaine d'années a demandé en vain que le crucifix soit ôté de sa vue, avant de rendre ses deux bulletins de vote et de s'en aller en protestant, a signalé l'agence italienne Ansa.
Dans plusieurs communes italiennes, le même problème s'est posé, car les bureaux de vote ont souvent été installés dans des établissements scolaires et la croix est encore présente en Italie dans toutes les salles de classe.
Mais, à leur initiative ou sous la pression d'électeurs, des assesseurs ont décidé de retirer le crucifix, comme à Cornuda, près de Trévise, ou à Amelia, dans l'Ombrie, provoquant alors de nouvelles protestations.
"Nous ne sommes plus disposés à tolérer des offenses portées avec arrogance contre notre identité par une minorité agressive et antidémocratique. Nous demandons que les crucifix soient immédiatement remis à leur place", a déclaré Elisabetta Gardini, une porte-parole du parti Forza Italia de Silvio Berlusconi.
Un sénateur de l'Union des démocrates chrétiens (UDC) Maurizio Ronconi a estimé qu'il s'agissait d'un "signe d'intolérance, mais surtout, cela pourrait représenter une volonté déterminée d'influencer les électeurs, parce que la normalité réside dans la présence du crucifix et pas dans sa suppression".
source : TSR