Projet d'attentat déjoué à Bologne et Milan

Publié le par Charlotte

Les autorités italiennes ont déjoué un projet d'attentats contre une église de Bologne et le métro de Milan, a déclaré jeudi le ministre de l'Intérieur Giuseppe Pisanu lors d'une réunion publique en Sardaigne.
"Un complot terroriste devait être mis à exécution dans notre pays, la surveillance et l'action préventive de nos forces nous ont permis de le déjouer", a expliqué M. Pisanu, dont les propos cités par l'agence de presse italienne ANSA ont été confirmés par son ministère.

Le projet d'attentats, a ajouté le ministre, impliquait sept personnes: trois d'entre elles ont été expulsées d'Italie, deux ont été arrêtées, une était sous surveillance et la dernière en fuite. Parmi les cibles choisies, la basilique de Bologne contient une fresque du XVe siècle considérée par certains mouvements islamistes comme une insulte à l'Islam, car elle représente le prophète Mahomet en enfer, dévoré par des démons.

En 2002, la police avait arrêté quatre Marocains et un Italien, accusés d'avoir préparé un attentat dans la basilique, charges par la suite abandonnés.
M. Pisanu n'a pas précisé quand la police est intervenue pour déjouer les derniers projets terroristes en date, ni quand les attentats devaient se produire. D'après le quotidien Corriere della Serra de jeudi, les terroristes avaient prévu de frapper avant les élections.

L'action des services de sécurité italiens résulte de l'arrestation le mois dernier au Maroc d'un Tunisien vivant à Milan, ajoute le journal qui ne cite pas de sources. Le suspect a parlé aux enquêteurs italiens des projets d'attentats et Giuseppe Pisanu a ordonné la semaine dernière les expulsions, selon le Corriere della Serra.
Ces révélations interviennent à quelques jours des élections législatives du 9 et 10 avril, mais selon Andrea Nativi du Centre militaire pour les études stratégiques, il est peu probable qu'elles influencent les électeurs, en raison de la position de fermeté manifestée tant par le président du Conseil Silvio Berlusconi que par son principal rival, Romano Prodi.

Massimo D'Alema, des Démocrates de Gauche, formation membre de la coalition de coalition de centre-gauche de M. Prodi, estime également que ces informations ne devraient pas avoir de répercussions politiques. "Je ne pense pas que l'annonce de Pisanu puisse faire l'objet d'un débat", note-t-il.
L'Italie, membre de la coalition en Irak, est en alerte renforcée depuis les Jeux Olympiques d'hiver de février dernier. Les autorités italiennes ont reçu des menaces, via Internet, de divers groupes islamistes.

source : Nouvel Observateur

Publicité

Publié dans Actualité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article