Démission de Diego della Valle de la confédération patronale

Publié le par Charlotte

Diego della Valle, virulent détracteur de Berlusconi, a annoncé lundi sa démission de la confédération patronale.

Le patron du groupe de chaussures Tod's entend ainsi "éviter l'instrumentalisation" de son différend avec le président du Conseil.

Il avait été pris à partie publiquement par Silvio Berlusconi lors des assises de la Confindustria, le patronat italien.

"Quand je pense qu'un entrepreneur, s'il n'est pas fou, peut soutenir la  gauche, alors je pense qu'il a de nombreux cadavres dans le placard", a lancé dimanche. Le chef du gouvernement à l'adresse de Diego della Valle, en présence du ministre de l'Economie Giulio Tremonti et du commissaire de l'UE à la Concurrence, Neelie Kroes, tous deux visiblement embarrassés. Silvio Berlusconi a ensuite quitté la salle sans saluer la commissaire européenne.

"La tentative arrogante de délégitimer la Confindustria et les dizaines de milliers d'entrepreneurs qui réussissent à conjuguer travail et engagement syndical est inacceptable", avait déploré dès dimanche soir dans un communiqué officiel la présidence de la Confindustria.

Le président du Conseil s'est découvert un terrible détracteur en la personne de  l'industriel Diego Della Valle, qui a fait de la petite entreprise créée par son grand-père un symbole du luxe made Italy dans le monde et dont les célèbres mocassins aux 133  picots chaussent le roi d'Espagne. La guerre entre les deux hommes a commencé peu avant Noël, pendant une émission de télévision au cours de laquelle Diego Della Valle a abruptement demandé au "Cavaliere" de "cesser de prendre les Italiens pour des  analphabètes". Industriel comme Silvio Berlusconi , propriétaire d'une équipe de football  comme Silvio Berlusconi, il utilise pour le critiquer le même langage politiquement incorrect que le chef du gouvernement.

"Le problème de Berlusconi  est qu'il se réveille chaque matin en étant convaincu d'être le propriétaire de l'Italie", a-t-il notamment déclaré. L'industriel dit crûment ce que pensent nombre d'entrepreneurs italiens déçus par la gestion de Silvio Berlusconi, leur pair, entré en politique en 1994 pour libéraliser l'économie. "Il nous appartiendra de désigner les meilleurs, les plus honnêtes et les plus compétents lors des prochaines élections" législatives du 9 avril, a annoncé fin décembre le patron des patrons italiens, Luca Cordero di Montezemolo.

source : www.france2.fr

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Publié dans Elections avril 2006

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