Ouverture des IXe Jeux paralympiques d'hiver à Turin
Aux derniers Jeux d'hiver célébrés à Salt Lake City en 2002, les Allemands avaient remporté 17 médailles d'or (13 chez les hommes, 4 chez les femmes), les Américains 10 et les Norvégiens 10. La France va essayer de faire mieux que ses deux médailles d'or en 2002 (Pascale Casanova – déficiente visuelle – en descente et Denis Barbet – paraplégique – en slalom). Au total, 25 athlètes défendront le drapeau tricolore (dont six guides de skieurs déficients visuels) dans trois disciplines (ski alpin, ski de fond, biathlon).
Pour assurer le spectacle, les organisateurs ont cherché à simplifier les règles, dans le respect de l'égalité des chances entre des concurrents qui ne vivent pas avec le même handicap, ni avec le même degré de handicap. Athlètes debout, assis et déficients visuels sont désormais les trois seules catégories retenues. En ski, dans chaque catégorie, le temps réel de chaque coureur sera pondéré par un coefficient qui prend en compte son degré de handicap.
Ce système évite la multiplication des compétitions : aux derniers Jeux paralympiques d'été en septembre 2004, il y avait par exemple des courses de vitesse pour pratiquement chaque catégorie de handicap... et parfois pénurie de concurrents.
Le courage du sportif qui a surmonté la perte d'une partie de sa validité est évidemment une valeur cardinale de ces "autres" Jeux. Mais les athlètes handicapés se considèrent avant tout comme des sportifs de haut niveau, et certains ne sont pas à l'abri de la tentation de la triche. Quelque 280 tests antidopage seront d'ailleurs pratiqués par le Comité international paralympique.
source : Le Monde