Une maison de Berlusconi visée par des présumés terroristes arrêtés
| Une maison appartenant à l'ex-chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi figurait parmi les cibles des attentats projetés par un groupe de 15 terroristes présumés d'extrême-gauche, arrêtés lundi et qui s'inscrivaient dans la mouvance des Brigades Rouges, selon l'agence Ansa. Outre la maison à Milan (nord) de Silvio Berlusconi, le siège du groupe pétrolier italien Eni, et celui du groupe de télévision Mediaset appartenant à M. Berlusconi, faisaient également partie des cibles du groupe, tout comme un bureau du quotidien de droite Libero, selon l'agence, qui cite l'ordonnance du juge de Milan qui a signé les mandats d'arrêt. Tous ces édifices sont situés dans le nord de l'Italie, selon la même source. "L'enquête laisse penser que ces hommes étaient peut-être prêts à passer à des actions éclatantes", a déclaré à l'AFP un responsable du ministère italien de l'Intérieur sous couvert de l'anonymat. Les 15 personnes ont été arrêtées dans le cadre d'une vaste opération de la police, avait auparavant annoncé le ministère de l'Intérieur. Les suspects ont été arrêtées dans le nord de l'Italie, dans les villes de Milan, Padoue, Turin et Trieste, selon la même source. Elles sont accusées d'"association terroriste et de participation à une bande armée". "Ces personnes se considéraient comme étant en guerre contre l'Etat. En intervenant nous avons évité des actions violentes car dans les plans il y avait aussi des cibles humaines", a déclaré Ilda Bocassini, le magistrat en charge de l'enquête. Selon Mme Bocassini, le groupe envisageait d'enlever des personnes ou de leur tirer dessus pour les intimider afin d'obtenir de l'argent pour financer ses activités. Six personnes arrêtées à Padoue s'entraînaient au maniement d'armes, a affirmé le préfet de police de Padoue, Alessandro Marangoni. Selon l'ordonnance, les 15 terroristes présumés avaient effectué des "reconnaissances" sur tous les sites cités dans l'ordonnance du juge et avaient procédé à "des enquêtes embryonnaires" sur les objectifs potentiels. La police a également procédé à 80 perquisitions dans le cadre de cette opération. Les Brigades Rouges ont été l'un des principaux acteurs des "années de plomb" (1970-1980) en Italie. L'apogée de leur action a été l'enlèvement pendant 55 jours puis l'assassinat de l'ancien chef du gouvernement et leader de la Démocratie-Chrétienne Aldo Moro en 1978. Dans les années 1970-80, les terrorismes d'extrême-gauche et d'extrême-droite ont fait plus de 400 morts en Italie. |
