Inspection des hôpitaux en Italie

Publié le par Charlotte

Après l'intervention chirurgicale de Berlusconi effectuée aux US, les italiens s'interrogent sur la valeur de leur système hospitalier. Normal...


Des unités des Carabiniers, la gendarmerie italienne, ont entamé lundi des inspections dans les hôpitaux de la péninsule après l'enquête publiée par l'hebdomadaire l'Espresso, dénonçant les mauvaises conditions d'hygiène et les négligences dans un des principaux établissements de Rome, la polyclinique Umberto Ier.

Le résultats de l'enquête seront transmis au chef du gouvernement Romano Prodi, a précisé le ministère de la Santé, qui n'a pas fourni d'autres précisions.

Les révélations de l'Espresso ont suscité une vive émotion en Italie. Un reporter du magazine italien, Fabrizio Gatti, s'est fait passer pendant un mois pour un homme de ménage. Muni d'une caméra et d'un appareil photo, le journaliste a pu ainsi constater et dénoncer les mauvaises conditions d'hygiène dans l'établissement -immondices s'entassant dans les couloirs, déjections canines, notamment- susceptibles de renforcer le risques d'infections nosocomiales, ces maladies contractées par les patients à l'hôpital.

Le journaliste a également pu observer des produits radioactifs et des éprouvettes contenant des échantillons infectieux laissés sans surveillance. Des dossiers traînent à la portée de tous, tandis que des membres du personnel fument devant le service des soins intensifs ou en transférant des patients.

Dans une des vidéos, tournée en caméra cachée, le journaliste s'approche de deux membres du personnel de l'hôpital en blouse blanche et cigarettes aux lèvres. Il leur demande s'ils sont au courant de l'interdiction de fumer à l'hôpital. "On sait, mais il est six heures", répond l'un d'entre eux.

Le reporter explique par ailleurs qu'il a pu déambuler en toute liberté dans les couloirs et pénétrer dans l'établissement par une entrée non gardée sans que personne ne lui demande quoi que soit, uniquement grâce à un bleu de travail.

Le directeur de la polyclinique, Ubaldo Montaguti, a concédé l'existence de problèmes graves mais a fait valoir que l'hôpital devait rester ouvert en attendant une amélioration de la situation.

D'après le ministère italien de la Santé, les infections nosocomiales touchent de 4,5 à 7% des patients des hôpitaux du pays, comme ailleurs dans l'Union européenne. Mais selon une étude réalisée en 1999 par l'Université La Sapienza de Rome, citée par l'Espresso, le taux des infections nosocomiales à Umberto Ier a atteint un record de 15,2%.


Publicité

Publié dans Actualité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article