Durcissement de la répression contre les passeurs clandestins
Le gouvernement italien a approuvé jeudi un projet de loi durcissant la répression contre les passeurs d'immigrés clandestins.
Selon le ministre de la justice Clemente Mastella, les passeurs risquent désormais jusqu'à quinze ans de prison.
Le nouveau projet de loi prévoit des peines de 5 à 15 ans de prison pour les passeurs, contre 4 à 12 ans dans la législation actuelle. Il rend leur incarcération plus facile et donne plus de temps à la justice pour enquêter.
Le nouveau texte prévoit qu'en cas d'»indices sérieux», le passeur présumé peut rester jusqu'à deux ans en détention préventive, un alignement sur le régime des crimes mafieux.
Les passeurs, qui exploitent leurs victimes pour le profit à long-terme, comme les amener à se prostituer, risquent des peines encore plus lourdes.
Cette nouvelle mesure vise à protéger les immigrés et les victimes des passeurs, a souligné M. Mastella, qui a estimé : " C’est une activité criminelle qui fait du mal à la population pauvre souffrant de véritables préjudices". "Les passeurs ne sont pas ciblés dans la législation actuelle. La lutte devra être menée d’une manière plus dure et plus déterminée", a encore indiqué le ministre.
Des centaines d’immigrés sont comptabilisés comme décédés chaque année dans leur tentative de gagner le territoire italien depuis les côtes africaines sur des embarcations de fortune. Depuis le début de l'année, plus de 16 000 clandestins ont été interceptés sur les côtes italiennes, selon le ministère de l'Intérieur. Plusieurs dizaines de personnes sont par ailleurs mortes noyées dans leur tentative de gagner le territoire italien depuis les côtes africaines sur des embarcations de fortune au cours de la même période.