Débat sur l'euthanasie après la supplique au président d'un sexagénaire paralysé réclamant le droit de mourir

Publié le par Charlotte

Le débat sur l'euthanasie est lancé en Italie, après la supplique au président Giorgio Napolitano d'un sexagénaire atteint de dystrophie musculaire, réclamant le droit de mourir. Le chef de l'Etat s'est prononcé en faveur de l'ouverture d'un débat sur la question.

Piergiorgio Welby, 60 ans, a demandé au chef de l'Etat la légalisation en Italie de l'euthanasie. Atteint de dystrophie musculaire, une maladie génétique caractérisée par une faiblesse et une dégénérescence progressive des muscles contrôlant les mouvements du corps, M. Welby ne peut pas marcher, se nourrir ou respirer de façon autonome.

Le président Giorgio Napolitano a répondu dans une lettre rendue publique ce week-end. Le chef de l'Etat s'est dit ému et a souhaité l'ouverture d'un débat sur l'euthanasie, "car la seule position injustifiable serait le silence".

Confiné dans un lit, M. Welby est en permanence relié à un respirateur artificiel et communique par l'intermédiaire d'un synthétiseur vocal. Sa maladie a été diagnostiquée à l'adolescence. Avec le temps, sa maladie a empiré et depuis trois mois, il se nourrit par l'intermédiaire d'une sonde. L'euthanasie est illégale en Italie, où l'église catholique reste influente. Le Vatican proscrit l'usage de procédés permettant d'anticiper ou de provoquer la mort, soulignant que la vie doit être préservée de son début jusqu'à sa fin "naturelle".

"Je pense que nous devrions savoir gré au président Napolitano, qui a proposé une discussion et un débat sur ce sujet", a déclaré le ministre de la Solidarité Paolo Ferrero, membre de la coalition de centre-gauche de Romano Prodi. "Je suis personnellement favorable à l'euthanasie", a ajouté le ministre cité par l'agence de presse italienne Ansa.

Rocco Buttiglione, démocrate-chrétien proche du Vatican et un des chefs de file de l'opposition, a de son côté rappelé que selon "la loi italienne l'euthanasie est interdite". Pour lui, "quand quelqu'un est désespéré et demande à être supprimé", il faut "essayer de l'aider à retrouver l'espoir".

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Publié dans Actualité

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