Magico Vento


Magico Vento, créé et écrit par Gianfranco Manfredi, réunit une aventure western classique à une atmosphère sombre et mystérieuse.
Aux côtés des Indiens, le héros ne représente pas seulement la dure lutte pour survivre, mais aussi la passionnante recherche spirituelle entre les rites, les visions, les rêves de rédemption et des cauchemars terriblement réels.
Pour les blancs, Ned Ellis est un rebelle, un répudié, un meurtrier. Pour les Sioux, qui l'ont accueilli et renommé Magico Vento (Vent Magique), il est un sorcier, un guerrier mais aussi un esprit perturbé, imprévisible, étranger à toute règle. Un débris de métal, resté dans son cerveau à la suite d'une explosion, a effacé tout souvenir de sa vie passée, mais lui a aussi donné une extraordinaire capacité à prédire le futur à travers des visions et des prémonitions inquiétantes.
Rescapé de justesse de l'explosion d'un train provoquée par des militaires corrompus et des trafiquants d'armes, il a été sauvé par Cavallo Zoppo, un vieux sorcier Lakota qui, interprétant des signes reçus dans une vision, a vu dans Magico Vento un messager du Grand Esprit. Accueilli par les Indiens, Ned est revenu à la vie. Hanté par son passé, qui ne se révèle à lui que par fragments et qui menace parfois de l'engloutir, Magico Vento est projeté vers un futur dont il essaie d'éviter les effets les plus destructeurs pour les Indiens. Il a un double rôle de guerrier et sorcier, luttant contre des hommes bien réels mais également contre des ennemis souvent plus dangereux et mortels : fantômes vindicatifs, mauvais esprits, créatures mystérieuses ne pouvant être combattues avec les armes traditionnelles et qui le forcent à chercher constamment de nouvelles ressources dans la magie indienne et la raison humaine.
Mais ses extraordinaires capacités ne sont pas permanentes : ces forces magiques ne se réveillent en lui que vis-à-vis des dures épreuves qu'il doit affronter et demandent un équilibre difficile à garder entre le corps et l'esprit. Ces expériences laissent souvent Magico Vento épuisé et confus.
Ce qui le sauve du fardeau de la solitude est le sentiment d'appartenir à sa tribu adoptive, ainsi que des sentiments profonds d'amitié avec Willy Richard, aussi appelé Poe, et les indiens. Magico Vento n'est pas un vengeur calculateur et froid pour qui le but justifie les moyens.
Le premier album est sorti en Juillet 1997. J'ai beaucoup aimé cette série au début, quand les histoires étaient plus simples et fantaisistes, mais ensuite, Gianfranco Manfredi a commencé à mêler la véritable histoire des Indiens avec l'imaginaire d'une bande-dessinée, et je n'ai pas trop accroché, même si ca restait très bien réalisé. A partir du numéro 100, Magico Vento a repris un peu de l'atmosphère du début, avec plus de magie et d'horreur et moins de réalité, se rapprochant plus de la bande-dessinée que j'avais apprécié à ses débuts.
