Coup de filet franco-italien contre des financeurs présumés du terrorisme islamiste
Une dizaine de personnes ont été interpellées simultanément, mercredi matin 19 avril, en France et en Italie, dans le cadre d'une enquête portant sur le financement du terrorisme d'origine islamiste, ont indiqué à Paris des sources proches du dossier.
Les policiers français de la direction nationale antiterroriste (DNAT) et de la direction interrégionale de la police judiciaire de Marseille ont interpellé cinq personnes, sur huit visées, à Marseille et sa région, tandis que la police antiterroriste italienne a interpellé sept personnes à Naples, Caserte (sud), Milan et Bologne (nord), a-t-on précisé de mêmes sources.
L'information n'a pas été confirmée par Rome, mais selon l'agence de presse italienne ANSA, sept mandats d'arrêt ont été lancés par le parquet de Naples, visant deux Italiens et cinq Algériens, dont deux se trouvent déjà en prison.
"Des réseaux de soutien"
Selon une source française à Paris, les personnes arrêtées dans les deux pays ont été placées en garde à vue. Il s'agirait d'hommes d'origine algérienne passant pour être proches du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), le principal mouvement islamiste armé algérien. Ils sont soupçonnés d'activités délictueuses dans le monde de la contrefaçon, voire des faux papiers pour favoriser l'immigration clandestine, et de consacrer une partie des bénéfices à financer le terrorisme d'origine islamiste, "ce qui devra être établi formellement, et ce n'est pas le plus facile", selon des sources françaises proches du dossier. Ils formeraient "davantage des réseaux de soutien [faux papiers], de financement, que des réseaux de combat".
Les services de renseignement italiens ont initié cette affaire sur leur sol, il y a deux ans, jusqu'à ce qu'ils "tombent sur des personnes de Marseille" et alertent leurs homologues français, selon une source parisienne, précisant que des perquisitions se poursuivaient en France. L'opération policière italienne continuait également, a déclaré une source diplomatique française à Rome.
source : Le Monde