150 anciens gardes suisses sont partis de Bellinzone à pieds pour Rome
150 anciens gardes sont partis vendredi matin 7 avril de Bellinzone pour Rome à l’occasion du 500e anniversaire de la Garde suisse pontificale. En 28 jours, ils vont accomplir un parcours de 723 kilomètres et entreront dans la Ville éternelle le 4 mai par la Porte du peuple pour rejoindre la Place Saint-Pierre.
La foule était présente, au Castelgrande de Bellinzone, pour accompagner le départ des 150 gardes empruntant le même parcours que leurs ancêtres, les premiers Suisses engagés à Rome par le pape Jules II en janvier 1506. En plus des marcheurs, de nombreux invités d’honneur et de représentants des médias étaient au rendez-vous. C’est sous le roulement des tambours et accompagnée par la fanfare, qu’une délégation de 20 gardes en uniforme a défilé dans la grande cour intérieure du château fort. Le comité d’organisation a ensuite remercié les nombreux sponsors, grâce auxquels cet événement a pu avoir lieu.
Le président du gouvernement tessinois, Luigi Pedrazzini, a qualifié dans son discours les gardes suisses "d’ambassadeurs idéaux de la Suisse". Ils ne représentent pas seulement l’identité chrétienne de la Suisse à Rome. Avec leur engagement extraordinaire et leur contribution à la sécurité du pape, ils agissent également en faveur de la paix. Car sans sécurité, il ne peut y avoir de paix, a lancé Luigi Pedrazzini.
Avant de bénir les marcheurs et de leur souhaiter bonne route, Mgr Pier Giacomo Grampa, évêque de Lugano, a souligné la force du témoignage manifesté par les gardes suisses à travers leur engagement accompli durant ces siècles au service du Saint-Père. Cette marche commémorative est un hommage rendu à ces gardes qui ont servi le pape durant 500 ans et, espère l’évêque, à ceux qui le feront également dans le futur. Même si des "critiques anti-romaines" apparaissent parfois, les gardes continuent à s’engager courageusement et ouvertement en faveur d’une Europe chrétienne.
Au terme de l’acte officiel, les anciens gardes et les invités ont traversé en cortège la ville de Bellinzone jusqu’à l’église Saint Charles, d’où débute officiellement la marche. Sur le parvis, Mgr Grampa a béni un jeune tilleul, offert par la police des forêts italienne, dont les membres assureront la sécurité des marcheurs en collaboration avec d’autres corps de police. Le jeune arbre sera planté début mai dans les jardins du Vatican.
Près de 40 tonnes de matériel sera transporté pour le bien-être corporel des marcheurs, qui accomplissent un trajet de 723 kilomètres en 28 jours. Le trajet suit l’ancienne Via Francigena historique et passe par Ispra, Milan, Sienne Montalcina et Viterbo et enfin Rome. La marche a été préparée durant deux ans par un comité d’organisation formé de 14 personnes. Chaque mètre a été visionné, à pieds, à vélo ou en voiture, a souligné Eugenio Rüegger, 67 ans, responsable de l’organisation de la marche, jeudi devant la presse à Bellinzone. Donc aucune grosse surprise n’est à attendre, affirme l’ancien colonel et directeur à la retraite des téléphériques du Titlis à Engelberg.Des manifestations particulières auront lieu en neuf endroits, la plus importante se tenant à Milan, où 20 anciens gardes se produiront avec drapeaux et tambours. La sécurité est assurée par la police italienne des forêts ("Corpo Forestale dello Stato"), qui accompagnera les marcheurs d’Ispra à Rome. Cette protection est rendue nécessaire du fait que près d’un tiers de ce trajet se déroulera sur des routes goudronnées.
Cette marche est décrite sur le site internet internet www.scorta-helvetica.ch
source : Apic