L’Italie a failli le faire

Publié le par Charlotte

Ce samedi au Stade Millenium de Cardiff, l’Italie était à deux doigts de remporter son premier succès hors de ses bases depuis son entrée dans le Tournoi en 2000. Héroïque, la Squadra Azzurra a fait plus que de résister devant des Gallois décidément fébriles (18-18).

Les temps changent bien vite dans le monde de l’ovale. Qui aurait cru que le Pays de Galles, un an après avoir réalisé le Grand Chelem pourrait perdre à domicile contre l’Italie, détentrice de la cuillère de bois ? C’est pourtant ce qui a bien failli se passer ce samedi au Millenium Stadium de Cardiff. Déjà dénué d’enjeu, le match entre les deux nations pouvait laisser présager que le spectacle serait également absent. Surtout que Pierre Berbizier devait composer sans Mauro Bergamasco, blessé, tandis qu’Alessandro Stoica n’était que remplaçant. De son côté, Scott Johnson enregistrait le retour de son maître à jouer Stephen Jones, qui succédait au fantôme de Gavin Henson à l’ouverture. Devant leur public, les Gallois voulaient néanmoins laisser une bonne impression dans une compétition où ils s’étaient montrés bien irréguliers jusque-là.

Le réalisme italien
Et cette envie se manifestait d’emblée avec une première pénalité pour Stephen Jones, qui ne ratait pas l’offrande (3-0, 3e). S’ensuivait un terrible coup dur pourtant pour les Diables Rouges puisque Dwayne Peel, touché au bras, devait laisser sa place à Michael Phillips. Paradoxalement, cet incident avait le mérite de décupler leur domination. Sur un nouveau temps de jeu, ils allaient inscrire le premier essai de la rencontre sur une action d’école menée par des trois-quarts impériaux, qui faisaient naviguer le ballon sur toute la largeur pour alerter Mark Jones, seul sur l’aile droite (8-0, 10e). Il y a bien longtemps que l’on n’avait pas vu les Chelemards aussi inspirés et les Italiens aussi peu concernés. Ces derniers, piqués au vif, réagissaient cependant dans la foulée par Ezio Galon bien décalé par Gonzalo Canale (8-5, 19e). Le match devenait alors fou. Les locaux reprenaient les choses en main et étaient à nouveau tout proches d’aplatir en terre promise mais Martin Williams échouait de peu. Ce n’était que partie remise. Parti en filou, Stephen Jones mystifiait la défense transalpine plein centre et se jouait de Paul Griffen pour donner de l’air à ses coéquipiers (13-5, 23e). Sur le banc, Scott Johnson était tout sourire. Après que Mirco Bergamasco eut sauvé les meubles grâce à sa vitesse de pointe sur un ballon fuyant (30e), Pablo Canavosio s’illustrait en chipant une passe sautée dans sa moitié de terrain et n’était plus rejoint. Décevant au pied jusque-là, Ramiro Pez remettait pourtant les deux équipes à égalité juste avant le repos (15-15).

Galles tombe sur un mur
Au retour des vestiaires, l’ouvreur italien remettait le couvert et transformait une pénalité pour donner l’avantage à son pays pour la première fois du match (18-15, 48e). On assistait alors au hold-up parfait puisque les Gallois faisaient clairement le jeu jusque-là. Trop indisciplinés, les coéquipiers de Colin Charvis continuaient à se mettre à la faute et Alessandro Stoica ratait de peu un drop pourtant bien emmené (50e). Ce coup du sort était peut-être le tournant du match car les Gallois avançaient toujours et recollaient grâce à la botte de son n° 10 (18-18, 59e). Après l’heure de jeu, les Transalpins accusaient le coup et avaient de plus en plus mal à endiguer les attaques de leurs opposants. Encore trop brouillons, ces derniers butaient inexorablement sur le premier rideau adverse malgré l’omniprésence de Shane Williams et les encouragements de leur public. Les dix dernières minutes étaient un calvaire pour la troupe de Pierre Berbizier qui fléchissait mais ne rompait pas tant et si bien qu’elle tenait son exploit. Même s’il faudra encore attendre au moins une année de plus pour voir une victoire des Italiens hors de leurs bases, ils ont une nouvelle fois prouvé que leur place dans le Tournoi était loin d’être usurpée.

source : www.sport24.com

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Publié dans Actualité

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