Sauvé de justesse!
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Une semaine après avoir démissionné, "il Professore" doit sa victoire, entre autres, aux votes de quatre sénateurs à vie et au ralliement d'un sénateur centriste, Marco Follini, ancien ministre de Silvio Berlusconi. Des critiques se sont cependant élevées au sein de sa propre majorité. Certains sénateurs de la gauche radicale n'ont pas hésité à dire qu'à l'avenir, ils s'abstiendraient de voter des mesures que le gouvernement doit encore faire adopter, comme le renouvellement de la mission militaire en Afghanistan. "Le risque de faire un cadeau à la droite est trop élevé"Les partenaires du premier ministre étaient déterminés à resserrer les rangs pour éviter un retour au pouvoir de Silvio Berlusconi. "Le risque de faire un cadeau à la droite est trop élevé pour moi", avait ainsi déclaré lundi au Corriere della Sera le secrétaire du Parti des communistes italiens, Oliviero Diliberto qui, dix jours plus tôt, manifestait contre l'extension d'une base américaine à Vicence, voulue par Romano Prodi. "Le traumatisme d'une crise après neuf mois [au pouvoir] a été utile dans la mesure où il nous a fait tous réfléchir aux conséquences d'une chute de Prodi", avait-il confié. La coalition de neuf partis, qui va des catholiques aux Verts en passant par les communistes, avait promis de se plier aux douze conditions posées par M. Prodi pour rester à la tête du gouvernement. Le premier ministre avait, lui, renoncé à un projet de loi qui faisait débat sur les droits des couples homosexuels et hétérosexuels non mariés, inspiré du pacs français. |